Archives pour la catégorie Culture Com’

Quand les journalistes se mobilisent : retour sur la grève d’iTélé (octobre-novembre 2016)

Par David Cissé, Aymeric Cotard, Marion D’Hondt, Carla Dobré, Antoine Dubois, Kevin Ünver | mercredi 25 octobre 2017

Le 17 octobre 2016, une grève majeure débute sur la chaîne d’information en continu iTélé (groupe Canal +). Les journalistes se mobilisent pendant un mois. Ils bénéficient du soutien de leurs confrères et d’une partie de l’opinion autour du slogan #jesoutiensITELE. Le fait est exceptionnel, car le recours à la grève est rare dans la profession. Comment expliquer le recours à ce mode d’action par la rédaction ? Quelles contraintes et ressources peuvent être mobilisées lorsque les journalistes manifestent leur mécontentement en suspendant leur activité éditoriale? Après une analyse de l’impossible négociation entre les grévistes et la direction de la chaine, nous verrons que la question des conditions de travail et des codes déontologiques s’est posée de façon centrale. Entre défense du droit du travail et réflexion sur le rôle de la presse, la grève à iTélé apparaît comme le symptôme d’un malaise dans la gestion et l’organisation des groupes médiatiques.

Antoine Genton, porte-parole des grévistes, répond aux questions des médias

Antoine Genton, porte-parole des grévistes, répond aux questions des médias

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Allier posture critique et jeu de mots : un titre très en phase avec l’ethos de Libération

Par Anne-Flore Buisson-Bloche | jeudi 16 mars 2017

De sa naissance, en 1973, à aujourd’hui, le quotidien national Libération a su développer une réelle stratégie de démarcation pour attirer les lecteurs et les fidéliser. Afin de se différencier, le journal réaffirme donc fréquemment son identité propre et cela, notamment, grâce à une titraille travaillée et marquée par l’ironie critique caractéristique du quotidien.

Libération, 29-30 octobre 2016 p. 7

Libération, 29-30 octobre 2016 p. 7

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Le pouvoir politique des séries télévisées : mythe ou réalité ?

Par Camille Dely, Mélanie Dosreis, Jade François, Lucie Henman-Roche, Youssara Id-Chrife, Pauline Wathelet | jeudi 16 février 2017

couverture_88Les séries télévisées restent un objet d’étude original pour les chercheurs universitaires, bien que certains s’y intéressent depuis déjà vingt ans. Dans une interview datant de 2014, Marjolaine Boutet, docteure en Histoire et spécialiste des séries, affirme “qu’en France on pense par le noble”, et jusque récemment télévision et séries étaient considérées comme des objets dépourvus de légitimité intellectuelle[1]. Sous l’impulsion de la recherche américaine, les publications académiques traitant des séries sont pourtant devenues plus fréquentes. C’est dans ce cadre que s’inscrit le numéro “Les séries, politique fiction”, dirigé par Antoine Faure et Emmanuel Taïeb, de la revue Quaderni. Le dossier thématique porte sur les séries télévisées de type “drama”, c’est à dire d’une durée de 44 minutes à une heure. Il est composé de sept articles qui abordent le sujet sous des angles très différents. Le point commun qui ressort de la lecture de ce numéro est que chacun des auteurs s’interroge sur le potentiel politique des séries télévisées dans le monde réel, malgré leur dimension fictionnelle. La question se pose de manière bien plus aigüe aujourd’hui qu’il y a dix ans. Les séries sont passées d’un sous-genre déconsidéré, en raison du contenu – jugé pauvre – des soaps prépondérants à l’époque, à un genre à part entière, reconnu pour son inventivité et la qualité de sa réalisation. Pour les contributeurs de ce numéro, il s’agit donc de s’affranchir des préjugés afin de considérer les séries comme un genre digne d’analyse, un matériau de recherche ou même un outil pédagogique. Lire la suite

Cinéma et politique : une rencontre inévitable ?

Par P. Giambelluca, C. Louis, F. Maitre, T. Massamba, M. Ouagazzal, E. Parise | vendredi 10 février 2017
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Compte-rendu du n° 86/hiver 2014-2015 de la revue Quaderni, « Penser le politique par le film »

“Penser le politique par le film, est-ce à dire que le film est politique ?” Le dossier de la revue Quaderni (n°86, hiver 2014-2015) fait appel à une sociologie du cinéma pour décrypter un objet d’étude jusqu’à récemment boudé pour son manque de “noblesse”, à savoir les productions filmiques. Cette revue interdisciplinaire de sciences humaines, publiée aux Éditions de la Maison des sciences de l’homme, rassemble des publications scientifiques qui ont pour objectif d’explorer le champ de la communication ainsi que ses rapports essentiels avec les technologies et le pouvoir. Pour ce dossier, les auteurs proposent de s’interroger sur des productions artistiques particulières, en l’occurrence des œuvres filmiques fictionnelles, pour montrer les tensions qu’elles reflètent ou suscitent dans le monde réel et plus spécifiquement dans l’univers du politique. Il s’agit donc de faire apparaître les liens étroits existants entre l’art et la réception politique qui en est faite. Lire la suite

Le militant et la caméra : le documentaire comme instrument de communication politique

Par Nikita Frison-Bruno, Tanguy Hergibo, Marion Jaille, Raphaël Perrin | jeudi 10 novembre 2016

 

Quatre mois : c’est le temps qu’il à fallu au film Merci Patron ![1] pour atteindre le demi-million d’entrée en salle. Portant sur un sujet généralement cantonné aux publics militants, cet objet cinématographique à mi-chemin entre le documentaire et le film de fiction a pourtant bénéficié d’un vrai succès populaire et est devenu un emblème du mouvement “Nuit Debout”. L’année 2016 a aussi été marquée, en France, par le succès du documentaire Demain qui a capitalisé plus d’un million de spectateurs dans l’hexagone. Réalisé par Cyril Dion et Mélanie Laurent, le film expose des solutions aux crises uneenvironnementales, économiques et sociales. Moins médiatisé que Merci Patron !, il a pourtant été plus largement distribué. Cela s’explique notamment par son positionnement dans la catégorie des “feel good movies[2] et la capacité de Mélanie Laurent à rendre crédible cette production. Cinéma politique, documentaire militant, film vérité : il paraît difficile de parler d’un genre cinématographique autonome pour regrouper toutes ces productions. Mais alors que de nombreux citoyens expriment leur méfiance à l’égard des informations télévisées, et que le cinéma politique donne rarement des succès au box office, les documentaires militants ne peuvent-il constituer un outil privilégié de promotion et de mobilisation pour une cause ? Lire la suite

FLASH INFO: un enseignant de l’UPEC arrêté

Par Corentin Balaine, Reda Bougataya, Loïc Durler, Camille Louradour | lundi 7 novembre 2016

Histoire tragique pour l’Université-Paris-Est-Créteil. Un enseignant vient d’être placé en garde à vue suite à un débordement lors d’une occupation sauvage de la Place de la République à Paris. L’enseignant, qui opère sous le pseudonyme de « El Casqueto » participait à la manifestation pour la révolution Colombienne en soutien aux FARC. Un certain « PEG » présent sur place (qui souhaite cependant garder l’anonymat) , nous a informé qu’il s’en était pris violemment aux forces de l’ordre en lançant des tacos. Dans la nuit du 6 au 7 Novembre le forcené a été appréhendé par la police nationale. Une vidéo d’une rare violence, mise en ligne sur la plate-forme Youtube est disponible depuis ce matin et totalise près de 100 000 vues en quelques heures (https://www.youtube.com/watch?nK3ov-okSZY). Nous conseillons aux plus jeunes et aux plus sensibles de ne pas regarder ces images. Une cellule psychologique a été mise en place.

"El Casqueto" lors d'une confrontation avec les forces de l'ordre (Paris, 6 novembre 2016). Source : AFP (tous droits réservés).

« El Casqueto » lors d’une confrontation avec les forces de l’ordre (Paris, 6 novembre 2016). Source : AFP (tous droits réservés).

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