Bulgarie : baromètre des enjeux autour des élections législatives anticipées

Par Émilia DAVODEAU et Yohann GARCIA | mardi 21 mars 2017

Bulgarie)Un peu moins de 24h avant le scrutin, les élections législatives anticipées en Bulgarie cristallisent bon nombre d’enjeux. Elles interviennent dans un contexte commun à la plupart des démocraties européennes, puisque l’extrême droite y est très largement attendue. Alors, en quoi les élections législatives constituent-elles le principal enjeu de stabilité politique de la Bulgarie, alors même que le pays ne parvient pas à se doter d’institutions démocratiques tangibles depuis la transition postcommuniste de 1989 ? Lire la suite

Les élections législatives aux Pays-Bas: un scrutin plein de surprises

Par Camille Louradour & Amelie Tee Haler | lundi 20 mars 2017
"Le 15 sera le moment du changement",vraiment ?

« Le 15 sera le moment du changement »,vraiment ?

Les derniers mois ont été plein de surprises électorales. Les élections législatives qui ont eu lieu aux Pays-Bas le 15 mars 2017 n’ont pas manqué à l’appel. Toutes les caméras de l’Europe étaient pourtant braquées sur ce pays, dont le scrutin avait valeur de test. Après le Brexit, le référendum en Italie, une nette avance de Geert Wilders comme cela était annoncé par les sondages aurait signifié un nouveau coup dur pour l’Union Européenne. Toutefois, le parti du leader d’extrême-droite obtient un score loin de ses attentes. Avec 19 sièges, il augmente certes de 5 sièges son score des précédentes élections, mais reste loin derrière le VVD du Premier ministre Mark Rutte. Dans cet article nous essayerons de comprendre ce qui a mené à ce résultat inattendu. Lire la suite

Allier posture critique et jeu de mots : un titre très en phase avec l’ethos de Libération

Par Anne-Flore Buisson-Bloche | jeudi 16 mars 2017

De sa naissance, en 1973, à aujourd’hui, le quotidien national Libération a su développer une réelle stratégie de démarcation pour attirer les lecteurs et les fidéliser. Afin de se différencier, le journal réaffirme donc fréquemment son identité propre et cela, notamment, grâce à une titraille travaillée et marquée par l’ironie critique caractéristique du quotidien.

Libération, 29-30 octobre 2016 p. 7

Libération, 29-30 octobre 2016 p. 7

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TOC-TOC, LA POLITIQUE FRAPPE A VOTRE PORTE. Le porte-à-porte: de la théorie à la pratique électorale

Par Fatimata BA, Agathe BIDET, Auriane CALAMBE, Irma DA, Augustin MICHAELY et Baptiste ZAMARON | jeudi 2 mars 2017

b_1_q_0_p_0Le porte-à-porte, nouvel étendard de celles et ceux qui souhaitent faire de la politique autrement ? « Nouveauté », « révolution », « incontournable », les adjectifs faisant l’éloge du porte-à-porte sont de plus en plus nombreux dans la presse et dans les communiqués produits par les politiques. Bien qu’il s’agisse d’une opération de terrain ancienne, elle réapparaît sur le devant de la scène du militantisme politique grâce à l’utilisation d’outils numériques. Cette « nouvelle ère numérique » soulève un questionnement sur une potentielle refonte des techniques et des usages du porte-à-porte. L’ouvrage Porte-à-porte : reconquérir la démocratie sur le terrain se présente comme un plaidoyer pour cette technique. En effet, les trois auteurs – Guillaume Liegey, Arthur Muller et Vincent Pons – font état de l’efficacité et des avantages du porte-à-porte dans une campagne électorale. Ancré dans l’actualité électorale, l’ouvrage des trois auteurs connait un regain d’intérêt, en partie dû à la Grande Marche d’Emmanuel Macron. Lire la suite

« Polirudesse » et attaques courtoises : les faux semblants de la politesse en politique

Par Kheira BABIN, Kevin BILE ACKA, Laure BOTELLA, Alizé ETCHEGORRY, Marine KERIJAOUEN, Léa LEFEVRE | vendredi 24 février 2017
Compte-rendu du numéro 40 de la Revue Semen « Politesse et violence verbale détournée »

Compte-rendu du numéro 40 de la Revue Semen « Politesse et violence verbale détournée »

Dans le dossier thématique « Politesse et violence verbale détournée », publié en novembre 2015, la revue Semen propose d’interroger les rapports entre la politesse, l’impolitesse et la violence verbale tels qu’ils ressortent aujourd’hui de certaines pratiques médiatiques, journalistiques ou institutionnelles. S’opposant à l’idée préconçue selon laquelle politesse et violence verbale seraient antinomiques, le dossier propose de revenir sur la relation ambiguë qu’entretiennent les deux notions dans le champ du débat et du discours politique. Pour ce qui est de l’état de l’art, la spécificité de cette approche par rapport aux autres études en la matière repose sur l’attention portée à la violence verbale détournée. En effet, la plupart des auteurs ont mené des recherches sur la violence verbale ou sur la politesse. Ici c’est donc l’aspect détourné de la violence verbale, masquée sous les apparences de la politesse ou autorisée par elle, qui fait la spécificité de l’étude. Cette violence détournée est interprétable en fonction du contexte et en l’espèce, les auteurs s’intéressent au contexte politique et au contexte médiatique. Lire la suite

Le pouvoir politique des séries télévisées : mythe ou réalité ?

Par Camille Dely, Mélanie Dosreis, Jade François, Lucie Henman-Roche, Youssara Id-Chrife, Pauline Wathelet | jeudi 16 février 2017

couverture_88Les séries télévisées restent un objet d’étude original pour les chercheurs universitaires, bien que certains s’y intéressent depuis déjà vingt ans. Dans une interview datant de 2014, Marjolaine Boutet, docteure en Histoire et spécialiste des séries, affirme “qu’en France on pense par le noble”, et jusque récemment télévision et séries étaient considérées comme des objets dépourvus de légitimité intellectuelle[1]. Sous l’impulsion de la recherche américaine, les publications académiques traitant des séries sont pourtant devenues plus fréquentes. C’est dans ce cadre que s’inscrit le numéro “Les séries, politique fiction”, dirigé par Antoine Faure et Emmanuel Taïeb, de la revue Quaderni. Le dossier thématique porte sur les séries télévisées de type “drama”, c’est à dire d’une durée de 44 minutes à une heure. Il est composé de sept articles qui abordent le sujet sous des angles très différents. Le point commun qui ressort de la lecture de ce numéro est que chacun des auteurs s’interroge sur le potentiel politique des séries télévisées dans le monde réel, malgré leur dimension fictionnelle. La question se pose de manière bien plus aigüe aujourd’hui qu’il y a dix ans. Les séries sont passées d’un sous-genre déconsidéré, en raison du contenu – jugé pauvre – des soaps prépondérants à l’époque, à un genre à part entière, reconnu pour son inventivité et la qualité de sa réalisation. Pour les contributeurs de ce numéro, il s’agit donc de s’affranchir des préjugés afin de considérer les séries comme un genre digne d’analyse, un matériau de recherche ou même un outil pédagogique. Lire la suite