L’histoire – encore sensible – de l’humour sur les « Arabes » en France

Par Reda Bougataya, Emilia Davodeau, Marion Jaille, Sara Natij | lundi 26 mars 2018
couverture du n° 28 de la revue Le Temps des médias

couverture du n° 28 de la revue Le Temps des médias

Compte rendu critique du dossier « L’histoire d’un ‟Arabe” » paru dans Le Temps des médias, n° 28, 2017, sous la direction d’Isabelle Veyrat-Masson et Yvan Gastaut.

La revue Le Temps des Médias a consacré son numéro 28 aux représentations en France de la figure de l’« Arabe » dans les médias. Ce dossier intitulé « C’est l’histoire d’un Arabe… » et coordonné par Isabelle Veyrat-Masson et Yvan Gastaut, analyse, au travers de divers exemples, l’histoire de l’humour sur les Arabes du début de l’ère post-coloniale à nos jours.

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Web et nouveaux discours féministes, un développement intrinsèquement lié ?

Par Océane Zuba, Edwige Daniel, Khady Dieye et Rony Chahin | dimanche 18 mars 2018
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Mème féministe, auteur·e inconnu·e, premier partage sur http://humanracetohumanrights.tumblr.com

Compte rendu de lecture du dossier « Nouvelles argumentations féministes » de la revue Argumentations et analyse du discours, n° 18, 2017, sous la direction de Stéphanie Pahud et Marie-Anne Paveau.

Le dossier « Nouvelles argumentations féministes » proposé par Argumentation et analyse du discours, la revue du département français de l’université de Tel Aviv, met en lumière à travers six articles le lien étroit entre le web 2.0 et les pratiques discursives des féministes dites de quatrième génération.

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Une rencontre avec Guillaume Meurice

Par Hugo Rémond-Marques | dimanche 18 mars 2018

Guillaume Meurice affiche réduite - IMAGELe mercredi 29 novembre, Alexandre Borrell interrogeait Guillaume Meurice, humoriste et chroniqueur à France Inter, lors d’une rencontre à la médiathèque Elsa-Triolet et Aragon d’Argenteuil intitulée « L’actualité, juste pour rire ? Le traitement de l’information par l’humour ».

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Un problème public sans public ? Les enjeux de l’antibiorésistance

Par Loïc Durler, Fanny Fournier, Camille Louradour et, Nicolas Léger | vendredi 2 février 2018
Crédit photo : Cheick Saikou

Crédit photo : Cheick Saikou

La revue semestrielle Questions de communication consacre en 2016 un numéro spécial sur la construction du problème public de « l’antibiorésistance », c’est-à-dire la capacité d’un micro-organisme à résister aux effets des antibiotiques. Cette revue universitaire met un point d’honneur à réunir des contributions pluridisciplinaires : différentes approches dans le domaine des sciences humaines et sociales se confrontent, se croisent et s’alimentent mutuellement, et font ainsi naître des débats. Dans ce numéro, les différentes collaborations s’articulent autour de l’antibiorésistance. Si l’expression a été popularisée au cours de ces dernières années, notamment à travers les médias, le phénomène scientifique reste méconnu du grand public. Pourquoi cet écart entre reconnaissance d’un danger par le monde scientifique et prise de conscience collective et publique ? Les auteurs reviennent sur ce phénomène, un problème en quête de publics. Lire la suite

Des « oiseaux de malheur » aux communicants de crise : communiquer la mauvaise nouvelle au fil des siècles

Par Pauline COURBÉ DUBOST, Yohann GARCIA, Clément LEBOURG, Léa PETIT | vendredi 26 janvier 2018

Compte rendu critique du vingt-cinquième numéro de la revue d’histoire politique Parlement[s] :

« Assassinat d’Henri IV et arrestation de Ravaillac, le 14 mai 1610 » de Charles-Gustave Housez (1858)

« Assassinat d’Henri IV et arrestation de Ravaillac, le 14 mai 1610 » de Charles-Gustave Housez (1858)

À l’occasion de son vingt-cinquième numéro, paru au premier trimestre de l’année 2017, la revue Parlement[s] consacre un important dossier aux « oiseaux de malheur », définis par Michel Cassan, coordinateur et directeur de ce numéro thématique comme des porteurs de mauvaises nouvelles. La mauvaise nouvelle étant « assimilable à un évènement ayant la capacité de bouleverser soudainement la psychologie collective de l’opinion », une même réalité peut néanmoins être inquiétante ou sinistre pour les uns et heureuse pour les autres… Les études de cas recueillies dans ce numéro visent à fournir un échantillon de l’information et de la « communication politique » – risquons l’anachronisme – diffusées par des autorités étatiques et urbaines, confrontées à une mauvaise nouvelle et à la nécessité de la transmettre à leurs administrés. Les articles s’attachent à analyser les attitudes des autorités devenues des « oiseaux de malheur » et à dégager d’éventuelles similitudes entre leurs initiatives, leurs gestes, leurs pratiques ainsi que les rituels au cours des siècles. Lire la suite

Se servir des médias sans leur être asservi ? Une analyse de l’entrée en politique de François Ruffin

Par Sandrine Nkouoh, Anabelle Patier, Benjamin Chamblain, Hugo Rémond-Marques, Quentin Rousset | lundi 8 janvier 2018

ob_108ee3_francois-ruffin-a-amiens-07-171Élu député de la première circonscription de la Somme le 18 juin 2017, au deuxième tour des élections législatives, le journaliste et militant de gauche François Ruffin déploie depuis cette date, au sein du groupe parlementaire La France Insoumise (LFI), une stratégie de mise en scène publique de soi qui détonne dans un paysage politique dominé par le consensus « social-libéral » de La République en Marche (LREM), le parti du président Emmanuel Macron. Fondateur du journal alternatif Fakir en 1999, critique acerbe des méthodes de formation des journalistes (Les Petits Soldats du journalisme, 2003), auteur de plusieurs enquêtes journalistiques et essais politiques (Quartier Nord, 2006 ; La Guerre des Classes, 2008 ; Leur grande trouille, 2011 ; Comment ils nous ont volé le football, 2014), François Ruffin se fait connaître du grand public en 2016 en tant que co-initiateur du mouvement Nuit Debout et réalisateur du documentaire « Merci Patron ! », qui totalise plus de 500.000 entrées en salle et obtient le césar 2017 du meilleur documentaire. Bien qu’il soit très critique à l’égard de l’emprise des « communicants » sur la vie politique, à qui il reproche de renforcer la coupure entre les élus et les citoyens, sa manière très personnelle d’incarner le rôle de député peut toutefois être interrogée sous l’angle de la sociologie politique de la communication. Comment ce militant-journaliste, longtemps resté en-dehors du champ politique national, se lance-t-il dans la course électorale et parvient-il à s’affirmer dans les débats parlementaires ? Comment ce critique radical des médias et du journalisme en vient-il à multiplier les interventions dans les émissions grand public des médias audiovisuels, et à quel prix ? Quelles prédispositions liées à sa biographie personnelle et professionnelle permettent de saisir cette « prise de rôle » (au sens de Goffman) pleine de paradoxes ? Lire la suite