Archives pour la catégorie Comptes rendus critiques

Web et nouveaux discours féministes, un développement intrinsèquement lié ?

Par Océane Zuba, Edwige Daniel, Khady Dieye et Rony Chahin | dimanche 18 mars 2018
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Mème féministe, auteur·e inconnu·e, premier partage sur http://humanracetohumanrights.tumblr.com

Compte rendu de lecture du dossier « Nouvelles argumentations féministes » de la revue Argumentations et analyse du discours, n° 18, 2017, sous la direction de Stéphanie Pahud et Marie-Anne Paveau.

Le dossier « Nouvelles argumentations féministes » proposé par Argumentation et analyse du discours, la revue du département français de l’université de Tel Aviv, met en lumière à travers six articles le lien étroit entre le web 2.0 et les pratiques discursives des féministes dites de quatrième génération.

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Un problème public sans public ? Les enjeux de l’antibiorésistance

Par Loïc Durler, Fanny Fournier, Camille Louradour et, Nicolas Léger | vendredi 2 février 2018
Crédit photo : Cheick Saikou

Crédit photo : Cheick Saikou

La revue semestrielle Questions de communication consacre en 2016 un numéro spécial sur la construction du problème public de « l’antibiorésistance », c’est-à-dire la capacité d’un micro-organisme à résister aux effets des antibiotiques. Cette revue universitaire met un point d’honneur à réunir des contributions pluridisciplinaires : différentes approches dans le domaine des sciences humaines et sociales se confrontent, se croisent et s’alimentent mutuellement, et font ainsi naître des débats. Dans ce numéro, les différentes collaborations s’articulent autour de l’antibiorésistance. Si l’expression a été popularisée au cours de ces dernières années, notamment à travers les médias, le phénomène scientifique reste méconnu du grand public. Pourquoi cet écart entre reconnaissance d’un danger par le monde scientifique et prise de conscience collective et publique ? Les auteurs reviennent sur ce phénomène, un problème en quête de publics. Lire la suite

Des « oiseaux de malheur » aux communicants de crise : communiquer la mauvaise nouvelle au fil des siècles

Par Pauline COURBÉ DUBOST, Yohann GARCIA, Clément LEBOURG, Léa PETIT | vendredi 26 janvier 2018

Compte rendu critique du vingt-cinquième numéro de la revue d’histoire politique Parlement[s] :

« Assassinat d’Henri IV et arrestation de Ravaillac, le 14 mai 1610 » de Charles-Gustave Housez (1858)

« Assassinat d’Henri IV et arrestation de Ravaillac, le 14 mai 1610 » de Charles-Gustave Housez (1858)

À l’occasion de son vingt-cinquième numéro, paru au premier trimestre de l’année 2017, la revue Parlement[s] consacre un important dossier aux « oiseaux de malheur », définis par Michel Cassan, coordinateur et directeur de ce numéro thématique comme des porteurs de mauvaises nouvelles. La mauvaise nouvelle étant « assimilable à un évènement ayant la capacité de bouleverser soudainement la psychologie collective de l’opinion », une même réalité peut néanmoins être inquiétante ou sinistre pour les uns et heureuse pour les autres… Les études de cas recueillies dans ce numéro visent à fournir un échantillon de l’information et de la « communication politique » – risquons l’anachronisme – diffusées par des autorités étatiques et urbaines, confrontées à une mauvaise nouvelle et à la nécessité de la transmettre à leurs administrés. Les articles s’attachent à analyser les attitudes des autorités devenues des « oiseaux de malheur » et à dégager d’éventuelles similitudes entre leurs initiatives, leurs gestes, leurs pratiques ainsi que les rituels au cours des siècles. Lire la suite

TOC-TOC, LA POLITIQUE FRAPPE A VOTRE PORTE. Le porte-à-porte: de la théorie à la pratique électorale

Par Fatimata BA, Agathe BIDET, Auriane CALAMBE, Irma DA, Augustin MICHAELY et Baptiste ZAMARON | jeudi 2 mars 2017

b_1_q_0_p_0Le porte-à-porte, nouvel étendard de celles et ceux qui souhaitent faire de la politique autrement ? « Nouveauté », « révolution », « incontournable », les adjectifs faisant l’éloge du porte-à-porte sont de plus en plus nombreux dans la presse et dans les communiqués produits par les politiques. Bien qu’il s’agisse d’une opération de terrain ancienne, elle réapparaît sur le devant de la scène du militantisme politique grâce à l’utilisation d’outils numériques. Cette « nouvelle ère numérique » soulève un questionnement sur une potentielle refonte des techniques et des usages du porte-à-porte. L’ouvrage Porte-à-porte : reconquérir la démocratie sur le terrain se présente comme un plaidoyer pour cette technique. En effet, les trois auteurs – Guillaume Liegey, Arthur Muller et Vincent Pons – font état de l’efficacité et des avantages du porte-à-porte dans une campagne électorale. Ancré dans l’actualité électorale, l’ouvrage des trois auteurs connait un regain d’intérêt, en partie dû à la Grande Marche d’Emmanuel Macron. Lire la suite

« Polirudesse » et attaques courtoises : les faux semblants de la politesse en politique

Par Kheira BABIN, Kevin BILE ACKA, Laure BOTELLA, Alizé ETCHEGORRY, Marine KERIJAOUEN, Léa LEFEVRE | vendredi 24 février 2017
Compte-rendu du numéro 40 de la Revue Semen « Politesse et violence verbale détournée »

Compte-rendu du numéro 40 de la Revue Semen « Politesse et violence verbale détournée »

Dans le dossier thématique « Politesse et violence verbale détournée », publié en novembre 2015, la revue Semen propose d’interroger les rapports entre la politesse, l’impolitesse et la violence verbale tels qu’ils ressortent aujourd’hui de certaines pratiques médiatiques, journalistiques ou institutionnelles. S’opposant à l’idée préconçue selon laquelle politesse et violence verbale seraient antinomiques, le dossier propose de revenir sur la relation ambiguë qu’entretiennent les deux notions dans le champ du débat et du discours politique. Pour ce qui est de l’état de l’art, la spécificité de cette approche par rapport aux autres études en la matière repose sur l’attention portée à la violence verbale détournée. En effet, la plupart des auteurs ont mené des recherches sur la violence verbale ou sur la politesse. Ici c’est donc l’aspect détourné de la violence verbale, masquée sous les apparences de la politesse ou autorisée par elle, qui fait la spécificité de l’étude. Cette violence détournée est interprétable en fonction du contexte et en l’espèce, les auteurs s’intéressent au contexte politique et au contexte médiatique. Lire la suite

Le pouvoir politique des séries télévisées : mythe ou réalité ?

Par Camille Dely, Mélanie Dosreis, Jade François, Lucie Henman-Roche, Youssara Id-Chrife, Pauline Wathelet | jeudi 16 février 2017

couverture_88Les séries télévisées restent un objet d’étude original pour les chercheurs universitaires, bien que certains s’y intéressent depuis déjà vingt ans. Dans une interview datant de 2014, Marjolaine Boutet, docteure en Histoire et spécialiste des séries, affirme “qu’en France on pense par le noble”, et jusque récemment télévision et séries étaient considérées comme des objets dépourvus de légitimité intellectuelle[1]. Sous l’impulsion de la recherche américaine, les publications académiques traitant des séries sont pourtant devenues plus fréquentes. C’est dans ce cadre que s’inscrit le numéro “Les séries, politique fiction”, dirigé par Antoine Faure et Emmanuel Taïeb, de la revue Quaderni. Le dossier thématique porte sur les séries télévisées de type “drama”, c’est à dire d’une durée de 44 minutes à une heure. Il est composé de sept articles qui abordent le sujet sous des angles très différents. Le point commun qui ressort de la lecture de ce numéro est que chacun des auteurs s’interroge sur le potentiel politique des séries télévisées dans le monde réel, malgré leur dimension fictionnelle. La question se pose de manière bien plus aigüe aujourd’hui qu’il y a dix ans. Les séries sont passées d’un sous-genre déconsidéré, en raison du contenu – jugé pauvre – des soaps prépondérants à l’époque, à un genre à part entière, reconnu pour son inventivité et la qualité de sa réalisation. Pour les contributeurs de ce numéro, il s’agit donc de s’affranchir des préjugés afin de considérer les séries comme un genre digne d’analyse, un matériau de recherche ou même un outil pédagogique. Lire la suite