Une résistance oubliée : les médias, les mobilisations anti-guerre et le conflit en Irak

Publié le lundi - 16 novembre 2015

 

©26 Octobre 2009, Londres : Manifestation massive pour le retour des troupes britanniques

©26 Octobre 2009, Londres : Manifestation massive pour le retour des troupes britanniques

En référence à la montée actuelle de « l’Etat islamique », Tony Blair a récemment reconnu, à demi-mot, la responsabilité de la Grande-Bretagne dans la guerre en Irak lancée en 2003. Il s’est excusé « pour les erreurs commises dans la planification de la guerre en Irak et pour le manque d’anticipation de ce qui pouvait arriver si on éliminait le régime de Saddam Hussein »[1]. Ces déclarations surviennent au moment où la commission Chilcot, mise en place en 2009 par le premier ministre de l’époque Gordon Brown, doit rendre un rapport exposant en détail la stratégie de manipulation de l’opinion publique orchestrée par la CIA et le gouvernement britannique pour légitimer l’entrée en guerre et justifier le maintien des troupes sur place. Ce discours d’auto-critique, considéré comme une véritable « opération de communication »[2] par le quotidien Le Monde, intervient dans un contexte d’enlisement des conflits au Proche-Orient, de poussée sans précédent de Daesh, que sont venus rappeler les attentats sanglants survenus à Paris, vendredi 13 novembre 2015, et l’absence de consensus quant aux solutions à apporter à ces crises endémiques dans la communauté internationale. S’agit-il de profiter d’une conjoncture où l’impuissance publique peut s’afficher ouvertement, pour effacer à peu de frais les mensonges officiels déversés pendant tant d’années à l’opinion par les autorités ? A l’occasion des nombreuses manifestations menées depuis 2003 contre cette guerre, les organisations militantes n’ont eu de cesse de dénoncer les manipulations des gouvernements impliqués dans le conflit irakien. Un jeu de propagande et de contre-propagande qui a fait de cette guerre, aujourd’hui largement éclipsée par d’autres (à commencer par la crise syrienne), un exemple emblématique dans l’analyse du rôle des médias dans les conflits armés[3]. La période 2003-2015 a en effet vu une sophistication croissante des stratégies de communication non seulement des gouvernements et des forces armées, mais également des organisations anti-guerre. Le « répertoire médiatique » de ces dernières a principalement consisté, d’une part, à tenter de pénétrer les médias dominants en vue d’y imposer des messages favorables à leur cause et, d’autre part, à créer des outils de communication propres, notamment grâce aux outils aujourd’hui disponibles sur le Web. Retour sur douze ans d’une guerre médiatique qui fut partie intégrante du conflit sur le terrain.


Une entrée en guerre préparée en amont

« En temps de guerre, disait Winston Churchill, la vérité est si précieuse qu’elle devrait être toujours escortée d’un garde du corps de mensonges »[4]. En 2002 et 2003, l’administration Bush suivit ce conseil à la lettre : la divulgation à l’opinion publique des véritables raisons de l’entrée en guerre risquait en effet de compliquer les opérations. Pour légitimer le déclenchement des hostilités, une opération minutieuse de désinformation de masse fut donc organisée. Objectif du gouvernement Bush : obtenir le soutien de sa population, maintenue en alerte permanente depuis les attentats du 11 septembre 2001, ainsi que celui du Congrès et de l’Organisation des Nations Unies. Les techniques de propagande mobilisées alors sont bien connues : se dédouaner de toute responsabilité en affirmant que l’ennemi est le seul responsable de la guerre ; le diaboliser en prétendant défendre les valeurs sacrées du pays à travers une rhétorique manichéenne du « Bien » contre le « Mal » ; semer la peur et le doute dans la population en dénonçant la « traîtrise » des opposants[5].

Pour y parvenir, le gouvernement Bush a orchestré une campagne fondée sur la peur, analysée par le documentariste Mickael Moore dans Farenheit 9/11 (2004). Celle-ci démarra avec la « révélation » par le secrétaire d’Etat Colin Powell au siège de l’ONU de l’existence supposée d’armes de destruction massive en Irak. Dans son discours sur l’État de l’Union, le 29 janvier 2002, le président George W. Bush affirma que « de tels Etats constituent, avec leurs alliés terroristes, un axe maléfique et s’arment pour menacer la paix mondiale. En cherchant à acquérir des armes de destruction massive, ils posent un danger dont la gravité ne fait que croître. Ils pourraient fournir ces armes aux terroristes, leur donnant ainsi des moyens à la hauteur de leur haine » ; un discours relayé par les médias pour qui l’Irak voulait acheter de l’Uranium au Niger ou possédait des laboratoires mobiles lui permettant de créer de nombreux virus[6].

Selon une étude (2008) intitulée « Faux prétextes »[7], des dirigeants haut placés auraient ainsi proféré au moins 935 mensonges entre le 11 septembre 2001 et 2003. Ces informations et témoignages erronés – martelés durant des mois par le gouvernement américain pour diaboliser le régime de Saddam Hussein, et relayés par les medias – ont finalement pénétré les esprits américains et le reste du monde, l’opération ayant été menée à une échelle internationale. Le risque d’une attaque imminente par « l’Irak et ses alliés terroristes » était ainsi devenu palpable pour les populations, et avec lui la nécessité d’une guerre préventive, comme en témoigne le titre de The Evening Standard du 24 septembre 2002 affirmant que le Royaume-Uni serait à « 45 minutes seulement » d’une attaque nucléaire de Saddam Hussein[8].

Cette propagande simpliste et percutante légitima la guerre préventive contre « l’Irak et ses alliés terroristes » qui débuta le 19 mars 2003 avec le soutien de la population américaine. Un soutien cependant loin d’être unanime tant aux États-Unis que dans les pays membres de la coalition.


« La guerre n’est pas une réponse »

De nombreux États se sont montrés hostiles à l’invasion étasunienne de l’Irak. De grandes puissances comme la France et l’Allemagne, mais aussi la Russie, se sont opposées à la guerre. Le ministre des affaires étrangères russe, Igor Ivanov, critiqua en mars 2003 l’argumentaire américain en considérant que «  l’Irak n’a pas besoin d’une démocratie portée sur les ailes des missiles de croisière »[9]. La France refuse de participer à cette guerre, arguant qu’il faut laisser une dernière chance à Saddam Hussein de se désarmer. Appuyé par le discours emblématique à l’ONU du ministre des affaires étrangères de l’époque, Dominique de Villepin, la France préconise la paix et le dialogue. Un sondage révèle alors que 77% des Français sont contre une intervention armée en Irak, tout comme 70% des Allemands et des Anglais[10].

Des manifestations de masse ont lieu à travers le monde pour dénoncer le conflit, notamment en Grande Bretagne et rassemblant mouvements pacifistes, féministes, altermondialistes et musulmans[11] ; ou encore à Rome où se sont réunis trois millions de personnes pour manifester. La taille des manifestations anti-guerre a représenté un enjeu considérable pour les hommes politiques, les médias et les mouvements eux-mêmes.

Lors de l’entrée en guerre de la coalition américaine en Irak, les technologies de l’information et de la communication (internet, blogosphères ou encore médias alternatifs) étaient au centre de l’attention. Les organisations et associations anti-guerre – telles que Stop the War Coalition (Stwc), Falsane 365, Campaign for Nuclear Disarmement, Society of Friends, British Muslim Initiative, Muslim Association of Britain – vont construire une symbolique de solidarité et de protestation transnationales.[12] Ce mouvement social nommé  « Action globale des peuples » (People’s Global Action, PGA), en créant des liens transfrontaliers et en faisant part d’initiatives locales sur la blogosphère, parvint à faire monter la défiance vis-à-vis de l’entrée en guerre en Irak. En France, un appel contre la guerre en Irak est lancé en 2002. Sur la base de cet appel, la Fondation Copernic et le Mouvement de la Paix ont coordonné le collectif des cinquante associations qui se mobilisa contre la guerre.[13]


Des cadrages médiatiques hétérogènes

Dans le même temps, les gouvernements Bush et Blair mettent en place au sein de la Coalition des stratégies visant à contrôler la couverture médiatique du conflit – notamment la pratique du journalisme « embarqué » (embedded) au sein des troupes militaires sur le terrain[14]. Les chercheurs qui ont analysé l’influence des médias sur le déroulement des conflits soulignent le tournant représenté par le lancement des chaînes d’information en continu dans ce qu’on appelle « l’effet CNN » (CNN effect). Les informations « à chaud » (breaking news) influencent en effet les décisions des Etats en matière de politique étrangère[15]. Si la couverture de la première Guerre du Golfe par CNN est un exemple emblématique en la matière, cette même chaîne a eu une grande influence dans plusieurs autres conflits comme en Somalie et dans les Balkans[16]. Ce modèle a été repris dans le monde entier, conduisant à parler au Moyen-Orient d’Al Jazeera effect, du nom de la puissante chaîne qatarie, particulièrement influente durant la guerre en Lybie. De nouvelles chaînes satellitaires font en effet contrepoids à l’hégémonie culturelle américaine. Brisant le monopole anglo-saxon de l’information, mobilisant une pluralité de témoignages internationaux provenant des différents camps, grâce à un modèle de production de l’information calqué sur les standards occidentaux, Al-Jazeera contribue ainsi à l’éveil des consciences occidentales sur les réalités de la guerre[17], en particulier sur la réalité du nombre de victimes irakiennes du conflit. Ces dernières étaient estimées en 2013 entre 174 000 et plus d’un million selon les sources, entre 1001 et 5000[18] selon l’opinion publique anglo-saxonne.

Au siège d’Al Jazeera à Doha, le slogan suivant est affiché : « le monde regarde CNN et CNN regarde Al-Jazeera »[19]. La chaîne rayonne davantage dans le monde arabe. Elle y compte environ 35 millions de téléspectateurs, pour 15 millions en Europe, dont des ONG[20]. Al-Jazeera est alors consciente de déranger les pays occidentaux de la Coalition du fait de l’information libre qu’elle propose, en conviant des voix plurielles du monde entier, sur fond d’images, non filtrées, du conflit.

La couverture médiatique des mouvements anti-guerre dans les médias occidentaux est marquée d’une forte ambivalence. Deux cadrages médiatiques principaux s’affrontent. Largement hostiles initialement, ils fournirent un traitement plus favorable à mesure que la mobilisation prenait de l’ampleur, avant de s’en désintéresser – selon un processus déjà observé par exemple lors des manifestations contre la guerre du Vietnam dans les années 1960, en Grande-Bretagne comme aux Etats-Unis[21]. Dès le déploiement des troupes sur le sol irakien, les médias anglo-saxons se rallient assez rapidement à la cause de la guerre. En Grande-Bretagne, une étude sur sept journaux nationaux britanniques, couvrant la période du 17 mars au 28 avril 2003, observe ce phénomène de patriotisme médiatique qui débute quatre jours avant l’invasion Britannique et finit quatre jours après la chute de Tikrit, fief de Saddam Hussein tombé entre les mains de l’armée américaine. Si, entre le 16 et le 23 mars 2003, les acteurs anti-guerre sont la source de 26,5% de sujets dans la presse, ils ne sont plus que 3,9% du 24 mars au 18 avril 2003 du fait de la baisse de l’activité de protestation britannique, et d’une couverture médiatique de plus en plus dominée par des enjeux de politique nationale.

Si les cadrages nationaux n’ont pas disparu de la couverture médiatique du conflit, la dimension transnationale des mobilisations a néanmoins permis de faire passer un message aux populations et de limiter la marginalisation des opposants dans les médias via l’utilisation des réseaux sociaux et de pratiques de « médiactivisme » particulièrement actives.


L’irruption du journalisme citoyen : le « médiactivisme »

Contraction des mots media et activist, le néologisme anglo-saxon « médiactivisme » désigne selon Fabien Granjon et Dominique Cardon « les mobilisations sociales progressistes qui orientent leur action collective vers la critique des médias dominants et/ou la mise en œuvre de dispositifs alternatifs de production d’information »[22]. Le journaliste canadien Andréa Schmidt souligne ainsi le rôle du  journalisme indépendant et des médias alternatifs dans le développement de la solidarité internationale avec l’Irak[23]. Ces journalistes autonomes arrivent « avec la volonté d’agir en solidarité[24] », de faire entendre la voix des personnes pauvres et « rarement entendues »[25] dans ce conflit, subissant et luttant contre la guerre[26]. Contrairement aux grands groupes de presse, ils ont relaté continuellement la réalité des crimes commis en Irak et  conféré une légitimité à agir à ces oubliés du conflit que sont les Irakiens eux-mêmes. La diffusion de témoignages vise à inciter à une participation active des intéressés : la promotion de la solidarité nationale et des mouvements transnationaux de lutte contre toutes formes d’occupation, comme l’occupation israélienne des territoires palestiniens. Ainsi, cela a permis à ces journalistes d’être reconnus et de peser dans l’action militante internationale.

Ces médias indépendants, notamment à travers des blogs, ont donné un vrai visage à la guerre. Jeff Cohen, critique des médias et auteur du livre Cable News Confidential : My misdadventures in Corporate media (2006), a dénoncé les pratiques de censure et de contrôle de l’information des grands médias américains et leur incapacité à traiter les sujets les plus urgents du jour[27]. Il déclare ainsi qu’« au moment où les grandes chaînes de télévision décidèrent d’abandonner toute éthique journalistique dans leur course à la guerre contre l’Irak, les médias indépendants sur Internet connurent un boom d’audience en choisissant une ligne rédactionnelle totalement différente. […] Des sites et des blogs indépendants, propulsés par le scepticisme sur la guerre, ont vu leur audience exploser. Quant aux grandes chaînes de télévision, elles ont été volontairement complices, et le sont depuis des dizaines d’années[28] ». Les médiactivistes ont ainsi à cœur de provoquer une prise de conscience collective afin de mieux contribuer au développement des mouvements de solidarité et de les catalyser dans leur pays d’origine.

Néanmoins, de tels médias ne peuvent avoir les effets escomptés que s’ils remplissent au moins trois critères : l’autonomie vis-à-vis des médias de masse, l’accessibilité pour le plus grand nombre et la collaboration entre différents producteurs de médias. De ce point de vue, le rôle du médiactivisme en Irak peut être critiqué. Dans certains cas, il a manqué de transparence dans la diffusion d’informations et sa contribution à la solidarité nationale. Andréa Schmidt considère que les journalistes indépendants occidentaux étaient in fine soumis aux logiques de leur État « colonisateur » et ont été poussés à appuyer des violences dans les États « colonisés ». De ce fait, on peut se demander si ces militants des médias ont été réellement les bienvenus en Irak ou bien s’ils n’ont pas été eux-mêmes considérés comme faisant partie des « envahisseurs ». Dans beaucoup de cas, ils ont échoué à développer des relations durables avec les communautés locales, ce qui aurait décrédibilisé leur présence et la cause qu’ils voulaient défendre[29]. La chercheuse Melissa Wall montre également les effets ambivalents des warblogs dans la guerre en Irak depuis 2003, qu’ils soient publiés par des Irakiens (comme Where is Raed ?) ou des soldats américains adoptant une posture critique. L’élargissement des audiences de ces blogs a souvent eu pour pendant soit des risques d’intimidation et de censure par les autorités militaires ou gouvernementales ne souhaitant pas la diffusion de certaines informations, soit des risques de domestication et de manipulation par des intérêts privés ayant pu trouver dans ces publications des sources de profit[30].

La principale limite à l’influence des médias alternatifs et indépendants en temps de guerre est la puissance des mécanismes de « fabrication du consentement » permettant aux gouvernements d’utiliser indirectement les médias pour faciliter l’exécution de leur politique étrangère[31]. De ce fait, si les médias peuvent influencer les gouvernements, ils sont eux-mêmes sous l’emprise de la pensée d’Etat. Il n’est pas inutile de rappeler que la guerre en Irak prend place au lendemain des attentats du 11 Septembre 2001 à l’initiative d’une Amérique profondément choquée et peut-être plus aveugle qu’à l’accoutumée à l’égard des mensonges de leurs dirigeants. Le traitement médiatique du conflit, aussi bien dans les médias de masse que dans les médias indépendants, est un phénomène inédit à l’époque en raison de son ampleur favorisée par les stratégies de propagande des autorités, l’importance des mobilisations populaires contre la guerre, et l’usage massif des nouvelles technologies d’information et de communication pour diffuser des informations et des points de vue en-dehors des canaux de transmission habituels. Avec une couverture sur les blogs et les forums, puis sur les réseaux sociaux, les mouvements de protestations contre la guerre ont pu ainsi trouver une vitrine, certes moindre, ouverte sur le monde. La guerre n’était pas seulement l’affaire de la coalition menée par le duo américano-britannique. Ses conséquences ont été dévastatrices, en Irak, au Proche et  Moyen-Orient, et mondialement. L’Irak a été plongé dans une crise politique, économique et sociale durable, marquée par une guerre civile entre les communautés chiites, sunnites et kurdes et l’implantation cynique d’entreprises américaines dans les secteurs de la sécurité privée et de l’extraction d’hydrocarbures[32]. Tout ceci dans une indifférence internationale grandissante. Les médias ne sont plus aussi disposés qu’auparavant à couvrir l’héritage de cette guerre qui semble avoir perdu toute valeur d’information, et se concentrent désormais sur le conflit en Syrie et la montée de l’Etat Islamique, frappant de plus en plus durement l’Occident.

 

 

Par Mathilde Armien, Kheira Babin, Auriane Calambe, Irma Da, Mélanie Dosreis et Lucie Roche

 

[1] The Guardian, « Tony Blair makes qualified apology for Iraq war. Ahead of Chilcot report », 25 octobre 2015 [consulté le 28 octobre].

[2] Le Monde, « Les « ‘excuses »’ de Tony Blair pour la guerre en Irak, une « ‘opération de communication’ », 26 octobre 2015 , [consulté le 28 octobre 2015].

[3] ARBOIT Gérald, MATHIEN Michel (dir.), La guerre en Irak. Les médias et les conflits armés, Bruxelles, Bruylant, col. Médias, Sociétés et Relations Internationales, 2006.

[4]cité in Nouzille V. avec Hepstein M. et Hugeux V., « La guerre de l’intox », L’Express, 3 avril 2003. URL :  http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/la-guerre-de-l-intox_496344.html [consulté le 11 novembre 2015].

[5] Morelli A., Principes élémentaires de propagande de guerre, utilisables en cas de guerre chaude, froide ou tiède… [2001], Editions Aden, 2010.

[6] Selon le témoignage d’un chauffeur de taxi irakien – considéré comme faux par la CIA dès le début – utilisé par Colin Powell, Secrétaire d’état des Etats-Unis, lors de son discours le 5 février 2003 devant l’Organisation des Nations Unies.

[7] MOSCOVICI N., « Mensonges à la maison blanche », Le Journal du Dimanche, 23 janvier 2008. URL : http://www.lejdd.fr/International/USA/Actualite/Mensonges-a-la-Maison-blanche-98084 [consulté le 4 Novembre 2015].

[8] Reiss C., « Just 45 minutes from attack », The Evening standard, 24 septembre 2002. URL : http://www.dailymail.co.uk/news/article-139703/Just-45-minutes-attack.html [consulté le 4 novembre 2015].

[9] Gas Valérie, « Moscou et Pékin demandent l’arrêt de la guerre », Rfi.fr, 24 mars 2003. URL : http://www1.rfi.fr/actufr/articles/039/article_20777.asp[consulté le 12 novembre 2015].

[10] Ibid.

[11] Pickeril J., Gillan K., Webster F., « Scales of Activism. New Media and Transnational Connections in Anti-War Movements », in Cottle S. &Lester L. (eds.), Transnational Protests and the Media, New York, Peter Lang Publishing, 2011, p. 41-58.

[12] Ibid.

[13] Fondation Copernic, « Appel contre la guerre en Irak », 2002. URL : http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article67 [consulté le 12 novembre 2015].

[14] Les 600 journalistes « intégrés » devaient respecter cinquante points (par exemple, ne pas évoquer les noms des personnes, les dates, les lieux, etc.). Richard C., Le temps de l’information à sens unique révolu, Université d’Ottawa, Novembre 2005. URL : https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&cad=rja&uact=8&ved=0CCAQFjAAahUKEwigxfWpiIPJAhUFtRQKHaNDBtc&url=http%3A%2F%2Fwww.telos-eu.com%2Ffr%2Fsociete%2Fnouveaux-medias%2Frevolution-numerique-et-revolutions-politiques.html&usg=AFQjCNEa3qMl7gjMcNc5ui5EVonyhevNoQ&sig2=k2Q9x6rL8Wi0NeJknbbauQ [consulté le 9 novembre 2015].

[15] Gilboa E., « The CNN Effect: The Search for a Communication Theory of International Relations », Political Communication, 22(1), 2005, p. 27-44, Robinson P., « The CNN effect: can the news media drive foreign policy? », Review of International Studies, 25(3), 1999, p. 301-309.

[16] HALIMI Serge, VIDAL Dominique, MALER Henri, REYMOND Mathias, L’opinion, ça se travaille… Les médias et les « guerres justes » [2000], sixième édition, Marseille, Agone, contre-feux, 2014.

[17] Gilboa E., « The CNN Effect… », op. cit..

[18] http://lespoir.jimdo.com/2014/07/21/sondage-uk-combien-de-morts-en-irak-depuis-2003-fair-blog/

[19] Cité in LAMLOUM Olfa, Al-Jazira, miroir rebelle et ambigu du monde arabe, Paris, La Découverte, Sur le vif, 2004, p. 7

[20] Ibid., p.9.

[21] Halloran J. D., Elliott P., Murdock G., Demonstrations and Communication : A Case Study, Middlesex (England), Baltimore (USA), Victoria (Australia), Penguin Books, 1970, Gitlin T., The Whole World is Watching. Mass Media in the Making & Unmaking of the New Left, Berkeley, Los Angeles, London, University of California Press, 1980.

[22] Cardon D., Granjon F., Médiactivistes, Paris, Presses de SciencesPo., coll. Contester, 2010, p. 8.

[23] Schmidt A., « Le journalisme indépendant : un outil pour développer la solidarité internationale », in Langlois A., Dubois F., Médias autonomes. Nourrir la résistance et la dissidence, Montréal, Lux Editor, 2006, p. 97.

[24] Ibid., p. 99.

[25] Ibid., p. 101.

[26] On trouve un phénomène similaire dans le conflit syrien avec par exemple le réseau New Syrian Voices composé de six jeunes Syriens luttant pour la démocratie. URL : http://syria.arte.tv/fra

[27] Democracy now!, « Cable News Confidential : FAIR Founder Jeff Cohen on his misadventures in corporate media », 11 octobre 2006. URL : http://www.democracynow.org/2006/10/11/cable_news_confidential_fair_founder_jeff [consulté le 4 novembre 2015].

[28] Cohen J., « Etats-Unis : comment les télévisions ont censuré des voix anti-guerre », Le Grand Soir, 3 mai 2008. URL : http://www.legrandsoir.info/Etats-Unis-comment-les-televisions-ont-censure-les-voix-anti.html [consulté le 4 novembre 2015].

[29] Schmidt A., « Le journalisme indépendant… », op. cit., p. 109.

[30] WALL Melissa, « The Taming of the Warblogs : Citizen Journalism and the War in Irak », in ALLAN Stuart, THORSEN Einar (Ed.), Citizen Journalism. Global Perspectives, Peter Lang Publishing Inc., New York, 2009, p. 33-42.

[31] Chomsky Noam, Herman E. S., La fabrique de l’opinion publique. La politique économique des médias américains [1988], Paris, Le Serpent à Plumes, 2003.

[32] HARLING Peter, « Dix ans après, que devient l’Irak ? » Le Monde Diplomatique, mars 2013, p. 1, 10-11.