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Une lecture commentée du journal municipal d’une ville moyenne anglaise : Lincoln, printemps 2013

Publié le mardi - 2 juillet 2013

Comment communique la municipalité de Lincoln à travers son journal municipal ? Ce dernier est-il vecteur d’identité, d’un sentiment d’appartenance à la ville ? Comment le conseil municipal d’une ville moyenne anglaise comme Lincoln parvient-il à légitimer ses actions, comment en rend-il compte ? Quelles sont donc les stratégies de communication à l’œuvre au sein d’un journal municipal ? Un peu à la manière des cas pratiques effectués dans le cadre du cours « Communication politique et publique locale » du Master 1 en communication politique et publique en France et en Europe, j’ai tenté de décrypter et d’apporter quelques éléments d’analyse concernant la communication politique et publique de la ville de Lincoln, notamment à travers le journal municipal qui s’y rattache.

Le titre en anglais de ce journal est le suivant : « Your Lincoln, the magazine for Lincoln people ». Le journal municipal au sein d’une commune constitue un véritable élément de communication institutionnelle qui transcrit la parole officielle de l’équipe municipale, informe des projets et des réalisations d’une collectivité, fournit des informations pratiques sur la commune et sur les services municipaux. Il s’agit également de créer du lien social, du « mieux vivre ensemble », de structurer des espaces qui organisent les relations, les rapports sociaux d’une population et de donner à celle-ci des repères communs, une identité, une histoire.

Il est tout d’abord important de saisir quelques enjeux politiques et publics à l’œuvre au sein de l’administration publique anglaise, notamment à propos du fonctionnement des structures territoriales.i L’administration publique ne fonctionne pas de la même façon en Angleterre qu’en France. En effet, au sein des autorités locales du pays, nous ne retrouvons pas ce « millefeuille de collectivités territoriales » propre à l’administration publique française. Ainsi, la gouvernance locale est répartie en Angleterre sur quatre niveaux : régions, comtés, districts et paroisses civiles. La région se subdivise en comtés métropolitains et non métropolitains ainsi qu’en autorités unitaires. Ces comtés sont eux-mêmes subdivisés en districts métropolitains et non-métropolitains. Les autorités unitaires combinent les compétences des comtés et des districts.

Face à la complexité des subdivisions territoriales en Angleterre, voici un tableau qui permet de mieux comprendre ce système et ses différents échelons de collectivités territoriales.

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De plus, concernant l’administration locale en Angleterre, « elle a été conçue pour prendre en charge les affaires dont le pouvoir central n’avait pas les moyens ou ne souhaitait pas s’occuper lui-même : le « local government » est le niveau local de l’administration, qui gère les affaires courantes, par opposition au niveau central, « central government », occupé par le Parlement et le gouvernement. »

Focus : décryptage du contenu du journal municipal de la ville de Lincoln : « Your Lincoln, Spring 2013 »

Lincoln, ville de taille moyenne, est un district non métropolitain, possédant le statut de cité mais également le chef-lieu du comté du Lincolnshire (le terme « shire » signifiant « comté »). La ville compte 93 100 habitants au printemps 2013.

Le journal municipal de la ville de Lincoln est un trimestriel, dont la parution a lieu à chaque nouvelle saison. Nous apporterons quelques éléments d’analyse concernant le bulletin municipal du printemps 2013. Cette édition, contrairement à ce qui peut être observé habituellement dans ce type de publication, ne comporte pas d’éditorial, rédigé en principe par le maire ou un des conseillers municipaux. Cependant, à la fin du bulletin se trouve une sorte d’interview/profession de foi intitulée « Being a councellor » de Patrick Vaughan, conseiller municipal. Nous apprenons que Karen Lee, député-maire de Lincoln depuis 2003, a passé la main à Patrick Vaughan au mois d’avril dernier. Cet article aurait sans doute mérité de faire office d’éditorial, en troisième page du journal par exemple. En effet, Patrick Vaughan précise ici la façon dont il envisage la ville, sa vision politique, là où il veut mener sa ville, ainsi que ses fonctions à venir. Quelles valeurs et quel discours veut-il établir et transmettre ? Cela est d’une importance non négligeable d’autant plus que l’élu, par ce biais, commence à mettre en place sa légitimité en tant que futur maire. Ce dernier aurait sûrement gagné en légitimité si son projet politique avait été annoncé en ouverture du journal, au sein d’un éditorial.

Sur la même page, est établie la liste des conseillers municipaux et leur couleur politique, la majorité de la municipalité s’inscrivant au sein du Parti des Travaillistes « Labour » avec quelques rares indépendants. Une liste qui aurait pu être plus judicieusement placée au début du journal également afin de toujours renforcer la légitimité de l’élu municipal ainsi que de son équipe.

Les principales thématiques du journal municipal de Lincoln sont l’urbanisme (l’aménagement ou réaménagement de la ville), l’économie, l’éducation, l’environnement, le sport, la santé.

Démarches citoyennes et participatives à Lincoln : le citoyen, un acteur de la vie politique

Ainsi, le journal s’ouvre sur un article concernant des travaux de rénovation et de réaménagement d’un parking, le « Lucy Tower park car », qui ont lieu au cœur de la ville. Des travaux qui ont pour conséquence la fermeture temporaire du parking. Comment faire avec ces travaux qui vont perturber l’espace public et créer une perte temporaire d’espaces pour se garer ? Consciente que cela va induire une nuisance (sonore notamment) ainsi qu’un déséquilibre du quotidien des citoyens de la ville – caractérisé par des problèmes de stationnement – l’équipe municipale tente de pallier à ce désagrément, au nom du mieux vivre ensemble, valorisant la préservation d’emplacements publics de stationnement, afin de faciliter l’accès en voiture et le stationnement au cœur de la ville. Il s’agit également, de signaler aux habitants de Lincoln que leur argent est investi dans une perspective utile et commune : « Nous investissons une somme importante dans la maintenance du parking Lucy Tower puisqu’il s’agit d’un élément vital de l’économie de la ville […] les personnes qui garent leur voiture dans le parking municipal peuvent être assurés que l’argent qu’ils dépensent subventionne les services publics de la ville. »

A côté de cet article, s’étendent sur une colonne les informations suivantes : « faites nous part de votre avis», « votre Lincoln est le magazine des habitants de la ville, nous aimerions avoir vos remarques, vos réactions » et « get social » : jeu de mots équivalent à “impliquez-vous”. Ces formulations impliquent donc l’expression d’une certaine démocratie participative, à travers l’idée que le conseil municipal est à l’écoute des attentes, des besoins et réclamations des citoyens à qui il s’adresse. Il s’agit là en effet d’un enjeu de communication politique et publique, qui tend à valoriser les habitants de la ville, leur donner un certain pouvoir d’expression politique quant à l’environnement politique et public dans lequel ils évoluent.

Répercussions d’enjeux politiques nationaux sur la scène locale : la politique budgétaire de Lincoln (coupes budgétaires, augmentation des impôts, réforme des aides sociales)

Globalement, comme en témoignent les contenus des articles de ce journal municipal, la ville de Lincoln n’échappe pas aux enjeux, aux stratégies et aux manœuvres politiques et publiques initiées par le gouvernement britannique actuel. Les rubriques portant en grande partie sur l’économie, font état de la dette publique et de la politique de rigueur budgétaire et fiscale mise en place en Angleterre par le premier ministre anglais, David Cameron. D’un point de vue économique, cela est véritablement manifeste. En effet, la politique de rigueur de David Cameron s’étend sur toute la Grande-Bretagne, dont l’économie « flirte avec une troisième récession » selon un article du Figaro. fr datant du 25 janvier 2013.

Les articles du journal municipal de Lincoln portent notamment sur la réforme d’allocations, d’aides sociales ainsi que sur les impôts locaux. Avec la récession économique qui frappe l’Angleterre, l’équipe municipale doit faire face à des choix difficiles et contraignants concernant le budget des dépenses publiques. Cela se caractérise par une hausse des impôts et une baisse des dépenses publiques. L’équipe municipale semble vouloir afficher avant tout une certaine transparence et tient alors à rassurer sa population et à se justifier des conséquences que cela va avoir sur les services publics de la ville – et donc sur le quotidien des citoyens : « Quel impact ces coupes budgétaires vont avoir sur vous ? ».

Afin de combler le déficit public et placer de l’argent public de côté, la municipalité rend alors compte d’une importante réduction budgétaire des investissements publics (« budget cuts » = coupes budgétaires) concernant les emplois et les services publics, qui implique également une certaine restriction des dépenses publiques. Cela correspond effectivement à l’état économique actuel du gouvernement local en Angleterre, où les budgets des collectivités locales sont les plus touchés, ayant ainsi des conséquences sur les associations d’aides aux plus démunis et les services culturels locaux.

La ville souhaite alors se recentrer sur des priorités bien spécifiques, propres au Parti des Travaillistes : accroître l’économie locale, en favorisant l’emploi au sein de la ville, protéger les personnes les plus pauvres des conséquences de la crise économique, augmenter l’offre de logements à prix abordables pour tous. Afin de respecter ces priorités, le Conseil municipal table alors entres autres choses, sur une augmentation des impôts locaux à 1.90 %.

Tout cela, selon un article intitulé « Coupes budgétaires et réforme des aides sociales et allocations publiques », à été l’objet de débats, de délibérations et de concertations entre les membres du Conseil municipal, qu’ils explicitent : « D’autres mesures sont mises en place pour organiser la gestion les coupes budgétaires » et « un important nombre d’autres options ont été considérées et rejetées par le Conseil ».

Ces décisions résultent alors de compromis dont le but est d’éviter de léser la population de Lincoln et ainsi de conserver une cohésion sociale. Atténuer l’impact social des coupes budgétaires concernant les dépenses publiques sociales et les hausses fiscales, est un des messages que veut transmettre la municipalité de Lincoln. De plus, au sein de ce même dossier, l’article concernant la réforme des aides sociales est présenté sous forme de questions que les citoyens pourraient potentiellement se poser ou se sont vraiment posés « Les réponses aux questions que vous vous posez », «  de quoi s’agit-il ? », que cela va-t’il signifier pour moi ?, « qui cela concerne t’il ? », « quand ces mesures vont-elles prendre effet ? » . Cela témoigne d’une attention particulière de la part de l’équipe municipale, concernant les inquiétudes, angoisses ou interrogations des citoyens quant à la réforme des allocations familiales ainsi qu’aux coupes budgétaires et l’augmentation des impôts. Il s’agit d’une stratégie communicationnelle, sous forme de consultation des citoyens dont l’écoute par la municipalité vise à favoriser l’intérêt général et la cohésion sociale.

 Le Plan Local d’Urbanisme, dossier central du journal local

Un autre dossier du journal municipal est consacré au Plan local d’urbanisme (PLU). Celui-ci porte sur un projet d’agrandissement de la ville d’une part « Lincoln’s Masterplan » et d’autre part sur un autre plan à l’horizon de 2031, « Growth for the Future ». Le premier article « Lincoln’s Masterplan » nous informe que trois réunions de consultation publique relatives au projet de réaménagements urbains de la ville se sont tenues durant l’hiver. Les citoyens ont été invités à s’exprimer quant aux différentes propositions de réorganisation spatiale de la ville et notamment sur les transports en commun, les aires de stationnement, les pistes cyclables. Deux des propositions sont illustrées sous forme de schémas directeurs (ou plan d’urbanisme = masterplan).

« Les résidents, les entrepreneurs ou encore les touristes, tous ont bravé le froid afin de s’exprimer sur le plan d’aménagement urbain du centre-ville de Lincoln » . Les citoyens sont alors informés et en mesure de se faire une opinion sur les enjeux d’un tel projet d’urbanisme. Il s’agit là d’un diagnostic urbain, étape préliminaire et importante d’un PLU.

Le second PLU, « Growth for the future » prévu d’ici 2031, décrit et explique les mesures d’agrandissement futur de la ville avec trois nouveaux espaces qui deviendront des quartiers : le Western Corridor, le North East Quadrant et le South East Quadrant. Les principaux arguments avancés afin de faire adhérer les citoyens au projet sont les suivants : il s’agit d’un élargissement territorial qui contribuerait à accueillir de nombreux logements, des nouvelles entreprises, et de ce fait à créer d’avantage d’emplois. Cela conduirait à une révision du plan de circulation qui aurait pour avantage de faciliter la circulation routière en ville et décongestionner le centre ville.

La stratégie de communication propre à un plan local d’urbanisme semble être claire, valorisée et justifiée. En effet, au sein de ce projet, il est possible de saisir l’importance du bien vivre ensemble, avec l’idée de cohésion sociale : « La plupart des habitants de Lincoln en conviennent : cet élargissement du territoire est essentiel pour renforcer, consolider le lien entre nos communautés et ainsi assurer à notre ville un futur davantage dynamique et prospère ». Le fil rouge de ce PLU réside en cette phrase.

Aussi, l’article effectue une rétrospective afin de rappeler la richesse historique et culturelle de la ville, son héritage passé avec notamment la construction de nombreux bâtiments de l’Université de Lincoln au cours des dernières années. L’histoire et l’évolution de la ville sont présentées comme de véritables richesses et atouts du Lincoln d’aujourd’hui. Il s’agit de valoriser l’histoire, le passé de la ville à travers son évolution au fil des années et ainsi au prisme de cet héritage, de penser au présent pour mieux construire l’avenir. L’affirmation de l’appartenance à un espace urbain commun dont la réalité territoriale contribue au renforcement des valeurs communes vise à légitimer ce projet PLU.

En mettant à l’œuvre ces nouvelles formes de communication que sont la concertation et la consultation, le journal cherche à expliquer, à faire de la pédagogie, à discuter, tout ce qui peut potentiellement engendrer un déséquilibre, une nuisance, auprès des habitants de Lincoln (ici, les travaux du parking Lucy Tower, les PLU à venir…). En précisant au sein du journal que des consultations (surtout) ont eu lieu, l’équipe municipale explique la manière dont elle organise ses choix politiques. Cela donne une légitimité et une certaine transparence au processus : on informe de la concertation. L’avis des citoyens est pris en considération ce qui témoigne d’une démocratie participative. Ainsi, ces derniers deviennent des acteurs de la vie politique et publique de la ville de Lincoln.

 Le sport : vecteur d’identité, de cohésion et de lien social ?

« Your Lincoln » transmet également des messages d’identité, de cohésion et de liens sociaux en (trop ?) grande partie, par le sport. En effet, le journal municipal de 2013 met en avant « the 17th annual active nation Lincoln 10K road race » : la 17ème une course à pied sur route de Lincoln au sein d’un parcours de 10km. Un rituel sportif annuel, bien établi et véritablement ancré dans la tradition sportive de Lincoln, « La meilleure course sur route historique du pays depuis ces 16 dernières années ». En valorisant cet événement sportif, la municipalité crée une valeur commune à tous les habitants de la ville, un point commun. Cela reflète un des enjeux de la communication politique et publique locale. Mais l’évènement attire également des personnes provenant des quatre coins de l’Angleterre. Cette course devient alors un emblème, un symbole de fierté de la ville mais aussi un moyen de promouvoir des messages d’union, de solidarité, de rencontre et de partage. La Une du journal met surtout l’accent sur cette course. Si l’on veut approfondir l’analyse, un parallèle peut être effectué entre l’image de la cathédrale qui se dessine en arrière-plan (de la Une du journal) et l’événement. En effet, la couverture du journal municipal, peut signifier que cette fameuse course à pied est tout aussi importante et bien ancrée dans les us et coutumes de la ville, que la Cathédrale, monument imposant et emblématique de la ville.

Aux deux dernières pages du journal, sous l’égide du site touristique de la mairie visitlincoln.com, l’accent est mis sur l’aspect culturel et touristique de la ville. Il s’agit d’un programme qui présente les évènements culturels, musicaux, sportifs à venir, du mois de mars au mois de mai. Le but est toujours de rassembler, de solidariser, de créer un socle, des valeurs, du partage et des échanges, communs à tous les citoyens de Lincoln.

Quelques éléments quant aux aspects formels du journal

En ce qui concerne ses aspects formels, le journal est constitué de 24 pages, sans aucune publicité. Les rubriques ne comportent pas de titre, il n’y a donc, à première vue, pas de thématiques précisément définies, les titres et sous-titres renseignent cependant sur le sujet traité. Un dossier sur le sport, avec notamment la grande course à pied sur route, nous est présenté, alors qu’il ne s’agit peut-être pas d’une priorité, mais peut être pertinent dans le sens où cela rassemble, est réunificateur et maintien le lien social.

De plus, le terme « your » souvent employé, semble induire une lacune identitaire en ce sens que le « vous » exclut le « je » que représente le maire ou le conseiller municipal. Les mots ont un sens particulier, dans la mesure où ils indiquent que le maire ne s’inclut pas dans cette communauté, dans ce groupe à qui il s’adresse. Cela peut traduire un discours segmenté, de rupture. Aussi, le lecteur ignore qui sont les auteurs des articles, qui s’exprime et qui écrit. Aucune signature n’est apposée nulle part, ce qui crée une confusion, une perte de repères. Le lecteur peut se demander qui s’adresse au « Lincoln people », même s’il se doute que le Conseil municipal et le maire, en tant que directeurs de ligne éditoriale, sont ceux qui s’expriment. De plus, l’absence d’ours induit une absence de responsabilité de publication. Avec un édito placé en page noble (page trois par exemple), un ours, une signature apposée en bas du discours de Patrick Vaughan, nouveau maire de la ville, le journal municipal de la ville et donc la communication mise en place auraient sûrement gagné en efficacité.

La seule identité visuelle dont on dispose se caractérise par des logos : celui de la « City of Lincoln Council », celui d’une des universités dont il est question dans un des articles du journal (Bishop Grosseteste University) ainsi que deux logos des organismes responsables et partenaires des deux Plans Locaux d’Urbanisme.

En bas de chaque page le journal municipal, se réfère au site Internet de la ville : « www.lincoln.gov.uk ». Ce dernier est davantage explicite et complet en matière d’informations mises à la disposition du citoyen. Il semblerait donc que le journal municipal soit un complément du site internet, se concentrant principalement sur les informations essentielles.

Au sein de la rubrique « News and Medias » du site internet de la ville, le citoyen peut avoir des informations précises et complètes sur ce qui se passe dans sa ville, tant sur un plan politique, social ou économique. Il peut en effet avoir accès aux diverses publications concernant la ville, tel que « le plan stratégique 2012 – 2017 », document important énonçant les projets et ambitions de la ville pour les cinq ans à venir. Ou encore un document intitulé « medium term financial strategy ».

Pour résumer, le journal municipal du printemps 2013 de Lincoln a principalement centré sa communication politique et publique sur trois thèmes, regroupés sous forme de dossier au sein du journal : le budget et les dépenses publiques de la ville faisant les frais d’une politique (de rigueur) globale du pays (et comment justifier cela auprès des citoyens), le sport, vecteur d’unité, de rassemblement, de solidarité, de valeurs communes et enfin un important Plan Local d’Urbanisme impliquant un réaménagement et agrandissement considérables de la ville et par conséquent, des concertations et consultations auprès des citoyens.

A travers la lecture commentée du journal municipal d’une localité anglaise comme celle de Lincoln, il est ainsi possible de saisir les enjeux socio-économiques, politiques et publics de l’Angleterre et surtout de Lincoln. La mise en place des politiques publiques au prisme de la communication politique et publique locale apparaît ainsi comme un sujet particulièrement intéressant. Les politiques (de rigueur notamment) élaborées au sein du gouvernement britannique par David Cameron, influent indubitablement au niveau local, notamment ici à Lincoln.

Solène Pouliquen