L'open journalism

Lancement d’un blog sur les élections présidentielles françaises et Open journalism au Guardian

Publié le mercredi - 28 mars 2012

Si la campagne présidentielle passionne la communauté médiatique française, les échéances électorales tricolores intéressent aussi outre-Manche. Preuve en est, le lancement d’un blog entièrement dédié à la conquête du très convoité siège de la présidence de la République. Billets rédigés par les correspondants en France de la rédaction, extraits d’article de  la presse françaises, plateforme de débat, le blog  ambitionne de prendre le pouls de la campagne présidentielle mais également d’être une véritable tribune pour l’internaute anglophone, invité à commenter, partager et publier son propos.

Le leitmotiv de ce nouveau venu : “dont watch this space – write in it”.  Un « motto » que le quotidien britannique a réaffirmé tout récemment par le biais des mots de son rédacteur en chef , Alan Rusbridger, et de sa nouvelle campagne de communication.

Si ce blog sera une nouvelle source d’information pour des milliers d’expatriés français au Royaume-Uni,  des anglophones installés dans l’Hexagone et des férus de politique, il devrait aussi piquer la curiosité des candidats, de leur équipe de campagne et des journalistes francophones. Si le blog vient tout juste d’être lancé, force est de constater que les français n’ont pas le monopole de la critique (n’en déplaise à certains)!

L’initiative du Guardian est encore une fois l’occasion de mettre en lumière les opportunités mais aussi les controverses portées par l’open journalism. Les journalistes n’ont plus le monopole de la parole: ils sont désormais concurrencés  par les citoyens, envisagés comme des véritables relais d’information par les rédactions. Le quotidien britannique ne construit-il pas la figure du citoyen « témoin » et connecté au travers de son spot promotionnel ? Au-delà des éléments de langage, quels sont le statut et la place effective accordés à la parole profane ? La reprise de l’initiative citoyenne sur les contenus médiatiques est à saluer mais plus encore elle doit être continuellement interrogée et ne pas être considérée comme acquise.

Noelie Moulène, correspondante Erasmus à Loughborough University, United Kingdom