Cinéma et politique : une rencontre inévitable ?

Par P. Giambelluca, C. Louis, F. Maitre, T. Massamba, M. Ouagazzal, E. Parise | vendredi 10 février 2017
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Compte-rendu du n° 86/hiver 2014-2015 de la revue Quaderni, « Penser le politique par le film »

“Penser le politique par le film, est-ce à dire que le film est politique ?” Le dossier de la revue Quaderni (n°86, hiver 2014-2015) fait appel à une sociologie du cinéma pour décrypter un objet d’étude jusqu’à récemment boudé pour son manque de “noblesse”, à savoir les productions filmiques. Cette revue interdisciplinaire de sciences humaines, publiée aux Éditions de la Maison des sciences de l’homme, rassemble des publications scientifiques qui ont pour objectif d’explorer le champ de la communication ainsi que ses rapports essentiels avec les technologies et le pouvoir. Pour ce dossier, les auteurs proposent de s’interroger sur des productions artistiques particulières, en l’occurrence des œuvres filmiques fictionnelles, pour montrer les tensions qu’elles reflètent ou suscitent dans le monde réel et plus spécifiquement dans l’univers du politique. Il s’agit donc de faire apparaître les liens étroits existants entre l’art et la réception politique qui en est faite. Lire la suite

Plaidoyer et ONG : opportunités et écueils d’une « politisation feutrée »

Par Mathilde Armien, Emeric Fiar, Marion Pericaud, Eric Quillier, Claudia Rossi, Ian Vidal | vendredi 3 février 2017
Couverture Critique Internationale

Compte-rendu, Critique internationale 2015/2 (N°67), “La politique du plaidoyer”

Depuis les années quatre-vingt-dix, un nombre croissant d’organisations non-gouvernementales (ONG) et d’associations tentent de défendre leurs revendications et leurs causes en essayant directement d’influencer les personnes et les institutions publiques détentrices de pouvoir. Cette pratique, appelée « plaidoyer » (advocacy en anglais), se distinguerait des techniques d’influences des entreprises privées qu’est le lobby en raison de sa nature. Historiquement, il semble que  l’octroi d’un statut consultatif des Organisations non-gouvernementales (ONG) au sein du Conseil économique et social des Nations Unies et la remise du prix Nobel de la paix en 1997 à une coalition de six associations pour leur engagement pour la ratification de la convention sur l’interdiction des mines anti-personnelles, soient à l’origine du développement du plaidoyer par la société civile, ONG et autres associations. Ce sujet est traité dans le numéro 37 de la revue Critique Internationale “Politiques du plaidoyer”, publié en 2015, et issu d’un congrès organisé en 2013 intitulé “Plaidoyers et advocates”. Dirigé par Etienne Ollion et Johanna Siméant, le dossier composé de six articles, tente d’analyser les conséquences  de l’immixtion de la société civile dans les sphères du pouvoir politique, lieu où sont prises les décisions. Cette entrée dans la sphère politique fait l’objet d’un rejet récurrent d’une partie des militants, acteurs de la société civile, qui se méfient de l’adoption de ces méthodes, voire dans certains cas, de la professionnalisation du plaidoyer. Cette méfiance ne s’explique pas seulement par la proximité du plaidoyer avec le lobbying, mais en raison des conséquences que pourrait avoir – sur les organisations militantes elles-mêmes – son interaction avec la “sphère des décideurs”. Lire la suite

Entre conviction et calcul : la transgression en politique

Par Megane Tafforeau, Alexandre Gavard, Agathe Bonamour, Thomas Jaquemet | jeudi 26 janvier 2017

Coordination éditoriale de Marie Aynié, Frédéric FogacciCompte rendu de la revue Parlement[s], n°23, Transgresser en politique

Coordonné par Marie Aynié et Frédéric Fogacci, tous deux historiens du politique, et respectivement secrétaire générale du Comité d’histoire de la ville de Paris et directeur du service des études et de la recherche de la Fondation Charles de Gaulle, ce numéro de la revue Parlement[s], revue d’histoire politique propose de s’intéresser à la « transgression et la figure du transgresseur en politique au XIXe et XXe siècle”. La revue affiche une volonté de promouvoir la recherche sur la vie politique française ou internationale, et de couvrir les divers domaines de l’histoire politique en général.   Lire la suite

Une ambition intime : une forme de storytelling provoqué

Par Auriane Calambe | mardi 29 novembre 2016

Le 9 octobre 2016, puis le 6 novembre 2016, un dimanche soir, on découvrit une nouvelle émission d’infotainment, à mi-chemin entre le politique et le divertissement, présentée par Karine Le Marchand : Une ambition intime. Celle-ci a d’ailleurs rassemblé lors du premier rendez-vous un peu plus de 3 millions de spectateurs contre 2,7 millions pour le second[1]; soit une légère baisse mais avec une audience restant élevée pour un dimanche soir. Une émission politique ? Oui, avec comme invitées des personnalités politiques prétendant à la présidence de la République pour 2017, mais dans laquelle on parle de politique d’une façon indirecte. Le but de cette émission est en réalité de montrer chacun de ces candidats dans leur intimité, les découvrir sous un aspect personnel, voire d’améliorer l’image qu’ils renvoyaient auparavant.

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Le parlement Européen et ses élections : une démocratie représentative ?

Par Emilia Davodeau | samedi 26 novembre 2016

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Le mercredi 9 novembre a eu lieu au Bureau d’information du Parlement européen une conférence de Donatella M. Viola venue présenter son récent ouvrage sur les élections européennes. Dans un contexte de montée des populismes et du récent Brexit, l’Union européenne se voit remise en cause, alors même qu’elle a contribué à forger la paix et la coopération entre les Etats sur le continent. Lire la suite

Stratégies de communication et traitement médiatique des mobilisations pro-palestinienne en France : le cas de « l’affaire » Salah Hamouri (2007-2012)

Par Léa Petit, Ismaël El Hajri, Émilia Davodeau, Simon Duquerroir | samedi 26 novembre 2016

image-1-te%cc%82te-darticle« Depuis que Daech existe, on nous a oublié! » s’exclame Riad, un jeune palestinien d’Hébron au cours d’un échange informel avec un volontaire français en voyage de solidarité en Cisjordanie, en octobre 2016[1]. La guerre en Syrie et la naissance du groupe « Etat islamique » occupent, depuis 2011, les rédactions du monde entier – un phénomène encore accentué en France après les attentats sanglants de janvier et novembre 2015[2]. Cette forte médiatisation contribue non seulement à occulter le conflit israélo-palestinien, cet autre foyer de conflit au Moyen-Orient, plus ancien et habituellement traité à la loupe par les journalistes[3] mais, dans bien des cas, à jeter le discrédit sur les défenseurs de la cause palestinienne, parfois soupçonnés en bloc de défendre le terrorisme, l’islamisme radical voire des formes explicites ou masquées de haine raciale[4]. Lire la suite