L'UMP livre son projet

L’UMP livre son projet à Sarkozy

Publié le mardi - 28 février 2012

Alors que Nicolas Sarkozy a annoncé sa candidature pour un second mandat, l’UMP a élaboré son ‘Projet 2012’ pour son héraut.

Tout d’abord Projet car il ne s’agit pas d’un programme. En effet le candidat de la majorité aura à disposition ce recueil pour élaborer ses propositions pour la campagne à venir.

La démarche d’élaboration et de consultation a été lancée le 11 décembre 2010. Pendant plus d’un an, 3 sources principales ont alimenté ce projet.

  • Les adhérents et les sympathisants au cœur de la démarche, à travers les circonscriptions et les fédérations professionnelles, ou directement via Internet. (17 600 courriers et mails de contribution –source Le Magazine de l’Union, Janvier 2012)
  •  Les élus, notamment les parlementaires, à travers les groupes UMP de l’Assemblée nationale, du Sénat et du Parlement européen; (120 rapports de secrétaires nationaux et parlementaires)
  •  Les clubs politiques et think tanks, à travers le « Conseil des clubs et des think tanks » (50 débats, colloques et conventions, auxquelles ont contribuées notamment la Fondapol, l’IFRAP, Le Chêne, Génération France…)

Les adhérents à jour de leur cotisation étaient donc invités à s’exprimer sur ce projet  par un vote sécurisé en ligne, du 14 au 26 janvier 2012. Les propositions étaient soumises au vote une à une, c’est-à-dire que les militants pouvaient approuver ou rejeter chacun des points. Ils ont été 96,37% à le plébisciter dans sa globalité.

Le samedi 28 janvier, cette compilation de propositions était entérinée là encore à plus de 96 % par le Conseil National de l’UMP, le Parlement du parti,  réuni à la porte de Versailles.

Le Projet 2012 est construit autour de 3 axes : le Courage (développer l’innovation et les filières d’excellence, sortir des 35H, développer la marque « made in France »…), le Rassemblement (renforcer la maîtrise des savoirs fondamentaux, accorder plus d’autonomie aux établissements d’enseignement…) , l’Ambition (consolider la zone euro, continuer à améliorer la gouvernance mondiale, codéveloppement solidaire…) Son coût, estimé par l’UMP est à « zéro euro »  : toute nouvelle dépense est compensé par une baisse de dépense au moins équivalente. Le parti prévoit ainsi l’équilibre à l’horizon 2016.

Axel Mouffron