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Futurs diplômés rime-t-il avec futurs employés ?

Publié le mercredi - 23 mai 2012

Chargé de communication d’institutions publiques locales ou nationales, d’établissements publics, d’ONG, de grandes associations, de partis politiques; journaliste institutionnel ;  membre de cabinet de responsables politiques, associatifs ou syndicaux; consultant en communication politique ou institutionnelle, en lobbying; chargé d’études pour le secteur public et parapublic. Bref, les débouchés sont nombreux pour les jeunes diplômés en communication politique et publique, mais qu’en est-il réellement de ce qui les attend sur le terrain ?

Le 30 mars dernier se sont déroulés dans les locaux du département de communication politique et publique les premières rencontres professionnelles de la communication politique et publique. Cet évènement fut l’occasion pour les étudiants du Master communication politique et publique en France et en Europe de l’Université Paris-Est Créteil (UPEC) de rencontrer leurs ainés et d’échanger avec eux leurs expériences professionnelles ainsi que leur perception du métier de communicant. Ainsi, chaque étudiant a pu découvrir ou obtenir des informations sur des métiers qui ne cessent de se développer sur le marché du travail depuis une dizaine d’années.

Un avant-goût du métier de communicant en 2012.

Cette première édition des Rencontres professionnelles de la communication politique et publique avait comme objectifs de présenter aux étudiants du département de communication politique et publique de l’UPEC plusieurs métiers « clés » visés par le Master et de les aider à être mieux préparé pour la phase de recherche d’emploi qui les attend en tant que futurs diplômés. Ce « forum » des professionnels de la communication politique et publique s’est déroulé en deux parties.

Le matin, la première partie a commencé avec l’intervention d’une responsable de l’équipe d’insertion professionnelle à l’UPEC (le SCUIO-BAIP), Madame Aurélie BACHET, qui a présenté et donné quelques conseils essentiels à la gestion de la situation d’entretien d’embauche. Des conseils concernant la présentation du CV, ainsi que la préparation d’un entretien avec par exemple l’anticipation des questions récurrentes posées par les employeurs comme « Pouvez-vous me parlez de vos expériences professionnelles ? » ou encore « quelles sont vos qualités et vos défauts ? ».

Pour ne pas parler que théoriquement des entretiens d’embauche, à la suite de cette présentation et de ces quelques conseils, des simulations d’entretiens d’embauche ont été proposées aux étudiants afin de leur offrir la possibilité de vivre cette étape cruciale qu’est l’entretien dans la phase de recherche d’emploi, et aussi d’être mieux préparé pour aborder plus sereinement la vie professionnelle. Parmi les professionnels faisant passer des simulations d’entretiens aux étudiants  il y avait Philippe EYSSERIC, directeur de l’agence de communication public Téchné Polis et du cabinet de conseil en communication Téchné Cité ; Olivier BRETON, directeur de l’agence AllContents et directeur de publication du magazine ParisBerlin ; Jérémie POTTIER, chargé de mission auprès du Directeur de Cabinet et de la Communication, Mairie du Bourget et Alexis FREMEAUX, attaché parlementaire de Pascal Canfin, euro-député (EELV).

L’après-midi, des échanges informels ont eu lieu entre les étudiants actuels et des anciens étudiants du département qui sont aujourd’hui des professionnels de la communication politique et publique. Au cours de ces rencontres intergénérationnelles, ces anciens du master ont  présenté leurs métiers. Ensuite les étudiants actuels ont eu l’occasion de leur poser des questions afin d’avoir une idée plus claire et précise du métier que chacun a présenté. Les anciens ayant participé à cet évènement travaillent dans les différentes branches de la communication telles que les agences (W et Cie et  MMAP (Lyon)), les associations ( Médecins Sans Frontières (MSF), Ligue contre le cancer, Association Française des Managers de la Diversité (AFMD) ), et les entreprises publiques (SNCF, EDF et GRDF). Parmi eux, il y avait aussi des collaborateurs d’élus (attachés parlementaires et chef de cabinet).

A travers ces édifiants exercices, les étudiants et futurs diplômés ont pu entrevoir quel allait être leur avenir professionnel en fonction de leur choix. Ce choix qui sera la première mission des jeunes communicants. Grâce à ces discussions, ces débats et ces échanges d’opinions, les professionnels de la communication politique ou publique issus du master de communication politique et publique en France et en Europe ont confié aux étudiants leurs expériences dans leur fonction respectives. Mélody TONOLLI, attachée parlementaire d’Annick LEPETIT, députée de Paris et adjointe au maire de Paris a fait part de son expérience tout en évoquant les perspectives de carrière de sa profession. Au cours d’un échange avec quelques étudiants elle a montré à quel point le métier d’attaché parlementaire pouvait être une porte d’entrée à des fonctions liées à la collaboration avec les élus tels que directeur de cabinet par exemple. En revanche, elle a souligné les inconvénients qu’elle rencontre parfois, tels que la pression des élus, un emploi du temps surchargé et le travail dans l’urgence. Enfin, elle a insisté sur le fait que sa formation à l’UPEC l’aide beaucoup dans l’exercice de son métier, notamment les cours de média training et d’écriture politique.

La communication politique et publique doit s’adapter aux réseaux sociaux.

La multiplication des réseaux sociaux modifie peu à peu le paysage de la communication politique et publique. En effet, ils présentent de nouvelles manières d’envisager les relations entre les institutions, les entreprises et leurs publics. En tant qu’ancien du Master de communication politique et publique, Michael CHEFLES, responsable relations médias corporate pour le Groupe SNCF, a conseillé aux futurs jeunes diplômés de non seulement comprendre mais aussi maîtriser les réseaux sociaux ainsi que les nouvelles technologies. Selon lui, les professionnels de la communication doivent aujourd’hui nécessairement adapter leurs stratégies et leurs outils au regard du public ciblé et du message considéré. Il a notamment évoqué les difficultés auxquelles il était souvent confronté par rapport à l’utilisation des réseaux sociaux tels que Facebook ou Twitter.

Ainsi, à la lumière de cette première rencontre des professionnels de la communication, nous pouvons être sûr d’une chose, c’est que la liste des débouchés offerts par ce Master est à la fois pluridisciplinaire, mais surtout que la formation est tout-à-fait adaptée aux attentes des employeurs qui demandent une compréhension accrue des problématiques communicationnelles actuelles.

Par ailleurs, la plupart des étudiants du Master 2 ont en effet su s’adapter aux missions qui leur ont été confiées au cours de leurs différents stages. De même, il ne faut pas oublier les projets tutorés qui permettent aux étudiants dès la première année de Master d’être confrontés aux conditions réelles de travail des communicants. Par-dessus tout, les anciens étudiants du Master ont permis à leurs « futurs collègues » d’avoir une meilleure appréhension du marché du travail, voire de procéder par élimination par rapport à ce qu’ils aspirent à exercer comme métier plus tard.

Ce qui reste sûr aujourd’hui, c’est que si l’atout du communicant tient dans son « savoir-faire», son objectif restera toujours de « faire-savoir » de manière efficace.

Sylvio Compper