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L’investiture du Web pour la campagne présidentielle : l’exemple de la Web campagne de François Hollande

La campagne présidentielle 2012 marquera sans doute l’histoire de la communication politique comme la première campagne en France à avoir investi le Web (mais certains pensaient déjà cela en 2007) non comme un simple outil de communication pull, mais comme le lieu privilégié à la fois d’information, d’expression transversale et d’organisation militante.
Sur le modèle de la campagne Web d’Obama en 2008 dont elle se réclame l’héritière, l’équipe Web de François Hollande a ainsi investi la toile sur plusieurs fronts, avec le site françoishollande.fr, un site classique de campagne, mais surtout avec le site toushollande.fr, un site audacieux et multicartes de mobilisation militante.
Sur ce dernier, on a réactualisé un outil puissant déjà présent sur Coopol, le réseau social des socialistes (quelque peu tombé en désuétude) : le « Coopol report » qui, couplé à un compte Facebook, permet d’organiser et de géo-localiser les actions des militants et donc de connaitre les zones en déficit de sympathisants socialistes, qu’on pourrait appeler ZAP (pour Zones d’Action Prioritaires). Cet outil remplit donc activement deux missions : la première dictée par un impératif de terrain visant à optimiser les opérations de tractage et de porte-à-porte et la seconde, visant à obtenir une gratification toujours meilleure des militants, laquelle passe aujourd’hui activement par le Web. Toutefois et comme l’écrit Tefy Andriamanana journaliste à Marianne : « Ce dispositif vise donc plus à coordonner les actions de terrain qu’à séduire directement l’internaute lambda ».
Présenté dans sa nouvelle version le 3 février, toushollande.fr est également une véritable plateforme participative qui permet de faire se rencontrer les sympathisants (et notamment les quelques 700.000 personnes ayant fourni leur adresse électronique lors des Primaires citoyennes, permettant de former la plus grande liste de diffusion politique jamais réalisée en France), les militants et les Web activistes ou blogueurs de gauche, ainsi que les habitués de Twitter qui soutiennent la campagne de #FH2012. Par exemple, lors du meeting du Bourget, des blogueurs proches du PS s’étaient réunis au QG de campagne de François Hollande afin de produire ensemble des contenus inédits visant à montrer leur soutien au candidat socialiste. Ce genre de rencontres plus ou moins informelles serait de plus en plus fréquent au QG de François Hollande, le Figaro allant même jusqu’à comparer l’endroit à un « cybercafé ».
En outre, malgré une forte présence sur internet et malgré une Web team de campagne composée de 35 personnes, l’investiture du Web pour la campagne du candidat socialiste oscille entre professionnalisme et amateurisme, entre suivisme et avant-gardisme. Au contraire de François Bayrou ou même de Barack Obama, François Hollande n’écrit jamais ses tweets en personne, au détriment du bonus de proximité (numérique) que cela pourrait lui offrir. Il n’en demeure pas moins l’homme politique le plus suivi sur Tweeter avec près de 141.503 abonnés (en date du 10 février).
Si l’on peut à la limite concevoir que le candidat socialiste manque de temps pour tweeter ses propres doigts, il semble en revanche inacceptable que la gestion de la « marque » François Hollande dans l’espace numérique ne soit pas soigneusement encadrée. Ainsi, il est regrettable de constater qu’au lendemain du très médiatisé « enfarinage » de François Hollande, les Jeunes Populaires aient été à même d’acheter le nom de domaine fh-2012.com afin d’y publier un jeu flash tournant en ridicule le candidat socialiste.
Notons en guise de conclusion que, même s’il n’est pas encore officiellement entré en campagne, le candidat-Président Nicolas Sarkozy utilise l’équipe Web de l’Élysée à des fins de campagne comme cela est dénoncé très justement dans un article du Monde datant du 29 janvier. Quant aux Jeunes populaires, dans l’attente de l’entrée de leur candidat en campagne, nul ne s’étonnera de les savoir sur l’offensive davantage que dans la proposition. Aussi, le « squattage » de nom de domaine est actuellement pratique courante à droite ; comme le souligne Le Figaro : « En attendant Sarkozy, l’UMP privilégie la riposte ».

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